Homme et machine, ou le maniement du katana

15/1/16

source  actualitte.com
Nicolas Gary - 06.06.2015

 

On connaissait Lucky Luke, l’homme qui tire plus vite que son ombre, et peut, avec une seule balle de revolver, trouer deux fois une même pièce de monnaie. Mais nul doute que dans le monde des samouraïs, ce type de défi existait également. Que l’on plonge dans les aventures d’Afro Samurai Resurrection ou encore, ou d’autres, les défias au sabre sont légion.

 

Katana

Adam Selwood, CC BY 2.0

 

 

Avant de se faire — pas littéralement, personne ne souhaite voir de blessés – se faire couper le souffle par la vidéo qui suit, il est bon de se replonger dans le Code du Bushidô, un livre détaillant le code d’honneur et de conduite qui guidait la vie des samouraïs. Simplement pour comprendre que le maniement d’un katana ne se pratique pas à la légère, et que confier à une machine le soin de réaliser des mouvements spécifiques avec une pareille épée n’est pas vraiment anodin, culturellement parlant. 

 

« Le premier souci de celui qui se prétend guerrier est d’avoir toujours la mort présente à l’esprit, chaque jour et chaque nuit, du matin du premier jour de l’année jusqu’à la nuit du Nouvel An. » Ainsi s’ouvre le Code d’honneur du samouraï écrit par Taïra Shigésuké, érudit confucéen et expert militaire japonais de la seconde moitié du XVIIe siècle. Destiné aux novices, ce manuel avait aussi pour fonction de prévenir le relâchement du comportement des guerriers désœuvrés en cette période de paix relative. (livre de Thomas Cleary, traduit par Silvain Chupin, paru en 2009 aux éditions du Rocher)

 

 

Du combat aux relations sociales, il définit les règles de vie et de conduite auxquelles doit se plier tout jeune samouraï. L’honneur, la mort, le sacrifice de soi, le dévouement au maître et la piété filiale en sont les leitmotiv. Cette morale rigoureuse ne fut d’ailleurs pas l’apanage des seuls samouraïs : ses valeurs débordèrent largement les classes sociales et les siècles pour imprégner toute la société civile jusqu’à nos jours, ce dont témoignent les victimes anonymes du karôshi, ces « morts à la tâche » des entreprises japonaises. Le Code d’honneur du samouraï permet en ce sens de mieux comprendre l’esprit du Japon.

 

Ensuite, il suffit de présenter l’équipe de Yaskawa Electric Corporation, qui, abreuvée de technologie et de récits légendaires sur le monde de samouraïs, s’est lancée dans un programme qui a abouti avec Motoman MH24. Pour célébrer le centième anniversaire de la firme, les ingénieurs ont planché comme des bêtes, pour réaliser une machine en mesure de copier les gestes de l’homme, et définir qui, de l’un ou de l’autre, est en mesure de manier le mieux une lame....

 

Défi relevé, en présence d’un maître du maniement du katana... et prouesse technologique épatante...



source  actualitte.com

Partagez sur les réseaux sociaux

Catégorie

Autres publications pouvant vous intéresser :

Commentaires :

Laisser un commentaire
Aucun commentaire n'a été laissé pour le moment... Soyez le premier !



Créer un site
Créer un site