Les armes

En plus des techniques à main nues, l’aïkido comporte l’étude du maniement d’armes en bois : le sabre ou bokken qui s’utilise sans la garde (tsuba), le bâton ou , le couteau ou tantō, et de façon plus anecdotique le juken (baillonette), arme dans laquelle excellait le fondateur et qui lui avait valu d’en être formateur à l’armée.

Le bokken

(JPG) Le Ken est le sabre, l’arme du Samouraï, le reflet de son âme, le garde de son corps. En aucun cas, le Samouraï ne se sépare de son Ken.

Dans la pratique, nous utilisons une arme de bois, le Bokken, qui est l’image du sabre.

La pratique du Ken en kumitachi (« Séquence de combat ») nous apprend énormément, tant sur le placement que sur la position des mains.

Ainsi, de nombreux professeurs utilisent des exercices de Ken pour illustrer des techniques à mains nues.

La pratique en tachi dori nous apprend à gérer une distance plus grande qu’avec un Tanto, une attaque nettement plus dangereuse qui demande une vigilance accrue de la part des deux partenaires.

Le jō

(JPG) Tout comme le Bokken et le Tanto, le Jo (bâton) est un outil pédagogique permettant d’appréhender les notions de distance et de placement.

C’est une arme simple, primitive. Sa manipulation est liée à sa structure : un corps cylindrique et deux extrémités. Elle est apparentée à celle du Yari (lance) et du Naginata (fauchard). On trouve donc des mouvements d’estoc (piquer avec la pointe de la lance), de grands mouvements circulaires de taille (couper avec la lame du fauchard), des frappes, des fauchages et des blocages avec la hampe de l’arme.

Une autre particularité du Jo est sa parfaite symétrie. Sa section est circulaire : il n’est donc pas nécessaire de l’orienter pour frapper, contrairement à une coupe avec une lame qui doit avoir un angle d’attaque très précis.

Enfin de cette symétrie émerge le principal intérêt de l’Aïki-jo : le placement des mains qui glissent continuellement sur la longueur du bâton en parfaite opposition et complémentarité pour pousser ou faire tourner l’arme. Cette pratique développe la coordination et le centrage de la gestuelle propre à l’Aïkido, origine d’une véritable efficacité.

Le tantō

(JPG) Le Tanto, est une sorte de dague ou de poignard sans garde ne possédant qu’un seul tranchant.

Outre la distance légèrement plus courte par rapport à l’assaillant, il lui est absolument nécessaire de contrôler un tranchant qui est coupant.

De plus, les techniques varient suivant le sens de tenue de l’arme. La terminaison de la technique subit aussi un changement quant à la récupération de l’arme.

En aïkido, le Tanto n’est pratiqué que sous la forme dori (Tanto contre mains nues).

Source : Aïkido club du Beaujolais



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