APRES LA PLUIE de Takashi Koizumi -

12/1/13


Source : cineasie.com







GENRE : Chambara
NOTE : 7/ 10
Résumé 
Japon, époque Kyôhô (1716-1735). A la suite de pluies torrentielles, un groupe de voyageur est bloqué dans une auberge de campagne par une pluie en crue. Parmi eux se trouvent Ishei Misawa, un rônin, samouraï sans maître qui excelle dans l’art du combat. Alors qu’il s’interpose pour éviter un duel entre deux jeunes samouraïs, Ishei est remarqué par le seigneur Shigeaki, qui lui propose de devenir le maître d’armes de son fief .
Dernier scénario de feu Akira Kurosawa, Apès la Pluie a vu le jour grâce à Takashi Koizumi, fidèle compagnon du grand cinéaste et à trouvé en la personne d’Eli Chouraki une partie des investissements nécessaires à la réalisation de ce projet… 
CRITIQUE

Tout commence par une après midi pluvieuse. Ishei Misawa et sa compagne souhaitent traverser le fleuve mais les mauvaises conditions climatiques les en empêchent… Obligés de s’abriter dans une auberge, le couple se repose et laisse défiler les heures d’attentes. Ishei Misawa passe son temps alors à aider les personnes dan s le besoin, faisant preuve d’une extrême bonté, voir même de mansuétude. Un jour, alors qu’il se promène paisiblement dans la forêt en attendant la décrue de la rivière, il s’interpose dans une rixe entre deux jeunes samouraïs. Sa maîtrise du sabre et de l’art du combat réussit à dissuader les combattants à s’affronter.

Plus loin en haut de la colline, un des gardes du seigneur Shigeaki à regarder cette magistrale démonstration du rônin.

En quête d’un nouveau maître d’armes, celui-ci l’incite à rencontrer son seigneur afin de peut être devenir le nouvel homme fort de la petite cité.

Alors qu’il n’était plus rien sans son maître et que sa femme était malheureuse de le voir vivre sans passion, Ishei Misawa accepte cette rencontre.

Pour une première épreuve au cinéma, Takashi Koizumi se place parmi les meilleures lames japonaises. Alliant nature, quête de soi, combat et zen attitude, le scénario d’Akira Kurosawa trouve un écrin à sa splendeur…

Le titre « Après la Pluie » annonce déjà la ligne de conduite du long métrage. En effet, ces mots sont toute la signification d’une vie de samouraï sans maître à un grand moment d’incertitude. Des épreuves morales et des combats le pousseront à changer totalement de comportement et de philosophie.

Au départ Ishei Misawa semble troublé telle le courant de la rivière qu’il souhaite traverser ? Il a perdu l’envie de vivre e devenant rônin. Sa bien aimée le voit peu à peu se désagréger dans les méandres de ses rêves déchus. Pourtant malgré son manque d’enthousiasme, il sait être au service de tout homme. En aidant les autres, il fait la thérapie de s’aider soi-même à continuer une vie sans passion.

Pour accentuer ce sentiment, le réalisateur utilise la pluie comme un synonyme de pessimisme, de mélancolie et de tristesse. Le rônin et la pluie ne forme finalement qu’une seule identité, l’une miroitant l’autre. Heureusement la chance lui sourit, et sa mansuétude le sauve en rencontrant le seigneur Shigeaki lui donnant un nouveau souffle de vie. Et comme vient le beau temps après la pluie, Takashi Koizumi use de cet effet et perce les nuages d’un soleil et d’une lumière tel un bonheur prêt à être acquit….

Ce changement climatique renforce généreusement l’idée d’une évolution dans la vie de ce rônin. La nature est un cadre à la réflexion d’Ishei Misawa sur sa propre existence, ses profondes motivations, son choix d’être devenu un samouraï et implicitement le bonheur qu’il veut donné à sa femme .

Son charisme burlesque de chauffeur de bus et facto animateur radio fait de lui le parfait idiot gentil du village. Pourtant peu à peu son personnage perd de son insouciance enfantine pour devenir un amoureux transit et de cet amour à l’écran se forme une véritable alchimie entre les deux principaux acteurs.

Malheureusement pour Au Revoir U.F.O. cette corde à son arc est la seule qui soit véritablement bien tendue puisque la trame narrative manque sérieusement de travail et de cohérence pour apporter plus de dynamisme à ce long métrage.

 

Celle-ci justement, fidèle âme sœur, discrète et dévouée n’est pas une simple faire-valoir comme dans beaucoup d’autres longs métrages, mais elle est l’incarnation de toutes les certitudes et incertitudes du samouraï sans maître. A le voir malheureux, elle le devient, A la voir triste, il se demande si il a choisit la bonne voie…

Rien n’est pire que de vivre dans le doute et c’est exactement ce que nous dévoile l’ensemble de l’œuvre na cherchant pas à impressionner par ses combats mais à analyser le comportement social d’un homme parfait à la surface, mais torturé une fois le masque enlevé.

En définitive, Après la Pluie est un chambara calme et spirituel sur les motivations essentielles, humaines, d’un samouraï au bord de la rupture. Une mise en scène qui n’a pas à rougir du nom de son scénariste même si nous aurions rêver que ce soit Akira Kurosawa qui entreprenne ce film. Une œuvre à contempler, tout simplement.


Source : cineasie.com

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