Traditions & Us et coutumes médiévales Japonaises 25/5/12





Article provenant du site gctm.free.fr





Le Mon-
est l'équivalent occidental du blason. Il est mis sur les armures des guerriers et sur le kimono des vassaux de la famille. Sur les champs de bataille, les guerriers ont toujours des drapeaux dans leur dos pour montrer son appartenance et éviter la confusion.

     

De bonnes manières-

L'haleine :  les gens polis ne souillent pas de leur haleine les personnes d'un rang supérieur au leur. Il en va de même des femmes vis à vis des hommes. C'est pourquoi les japonais ont l'habitude de tenir leurs éventails ou leur main près de leur bouche lorsqu'ils parlent ou rigolent. Cette règle s'étend de manière particulièrement drastique aux possessions de ces personnes. Pour symboliser le respect qu'ils ont de la hiérarchie, ils ont souvent des papiers exclusivement réservés dans leurs manches qu'ils mettent dans la bouche lorsqu'ils touchent ou manipulent des objets importants. De fait, un samouraï qui prend soin de l'épée de son souverain mettra dans la bouche une boule de papier, un prêtre shinto, lui, le fera lorsqu'il manipulera un objet sacré. De même lorsqu'un samouraï lit une lettre de son seigneur.
S'abaisser : Les individus bien élevés s'inclinent devant leurs égaux, mais s'agenouillent front contre terre devant leurs supérieurs. Le nombre de courbettes et la profondeur de celles-ci dépendent exclusivement du rang social du bénéficiaire. Les femmes s'inclinent toujours plus profondément. On s'agenouille également dans la rue, au passage d'un seigneur ou d'un noble et de leur suite. Si tel n'est pas le cas, l'impertinent le paie toujours de sa vie. De même en est-il aussi pour le Mikoshi (temple portatif) pendant les fêtes religieuses. Si on ne s'abaisse pas devant l'idole, alors les porteurs peuvent venir saccager la maison de l'impudent.
Entrer dans une maison : Il existe plusieurs règles de courtoisie dans la maison au Nippon, du plus grand palais à l’humble chaumière. Une des plus familières aux Occidentaux concerne les chaussures, qui sont ôtées. En entrant dans une maison, les individus polis retirent leurs sandales et marchent en chaussettes. Les sols au Nippon ne sont pas cirés, ou lavés, mais sont balayés ou recouverts de tatami (nattes en paille) : la seule façon de les protéger de la dégradation et de la saleté de l’extérieur est de laisser ses souliers à la porte.

L'étiquette de l'épée-
  • Chez un ami, un samouraï retire son katana dans la salle d’entrée et le place sur le râtelier prévu à cet effet. Chez un étranger, le samouraï pose son katana devant lui lorsqu’il s’agenouille sur le tatami. S’il est posé sur sa droite, de manière à ne pas pouvoir être dégainé facilement le samouraï affirme implicitement qu’il a confiance en son hôte. S’il la pose sur sa gauche, il laisse entendre qu’il se méfie de son hôte ou que ce dernier doit se méfier de lui. Si l’invité passe dans une autre pièce ou même dans un autre coin de la salle où il se trouve, il emmène son épée. Le wakizashi reste dans son obi, car il est trop court pour le gêner lorsqu’il s’agenouille.
  • Il est très impoli de poser le katana garde en avant, de manière à ce qu’elle soit face à l’hôte, car cela laisse entendre qu’il est trop maladroit avec cette arme pour s’en emparer et constituer un danger. Il est impoli de la part de l’hôte de porter des épées lorsqu’il reçoit un invité, mais elles se trouvent généralement non loin de là, sur leur râtelier.
  • Il est très impoli de marcher sur l’épée de quelqu’un au lieu de la contourner ou de la toucher sans la permission de son propriétaire. Les samouraïs dont les fourreaux se touchent par hasard dans les rues encombrées d’une ville dégainent souvent immédiatement et tentent de s’entre-tuer pour effacer l’insulte.
  • Lorsqu’un samouraï entre dans un théâtre ou dans le quartier des geishas, il laisse ses épées à l’extérieur (à peu prés comme un Occidental laisse son manteau au vestiaire avant d’entrer dans une boîte de nuit).
  • On parle quelquefois de l’épée d’un samouraï comme de son Âme. Son katana et son wakizashi sont généralement des dons de son seigneur, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de l’ancêtre qui les a reçus à l’origine. Perdre son épée ou se la faire voler est une honte qui ne peut être effacée que par le suicide.., ou la récupération de l’arme.
  • Parmi les Buke, il existe une courtoisie spéciale dans le port et le maniement des deux épées, une marque de rang. Tous les hommes de la caste des Buke ont le droit de porter un Katana et un Wakizashi, le «Daito» et le «Shoto». Portés ensemble, cette paire d’armes est appelée le «Dai-sho»
  • Tout insulte faite à l’épée est une insulte au porteur de l’arme et ne peut être vengée que par l’utilisation de l’épée. Même toucher le fourreau de l’arme d’un Samouraï est une insulte entraînant un combat. Les rues surpeuplées peuvent alors se transformer en champ de bataille si deux guerriers, dont les fourreaux se sont heurtés quand ils se sont croisés, dégainent leur arme pour venger l’insulte.
  • Le Katana est porté dans la large ceinture du Buke. Quand il est porté sans intention d’être utilisé, le tranchant de la lame est orienté vers le sol. C’est un signe d’intention pacifique, car dégai­ner en «Iaijutsu», une attaque soudaine, est impossible avec l’arme dans cette position. Porter l’épée avec te tranchant vers le haut est la position normale d’utilisation. Prendre l’arme et la tour­ner en position de combat, en abandonnant la position «paisible», est considéré comme un geste de défi.
  • En entrant dans une maison, la courtoisie demande que le Samouraï retire le Katana de sa ceinture, toujours dans son fourreau, pour le laisser à l’entrée. Dans les maisons nobles ou riches, une servante attend à la porte pour recevoir les armes. Celles-ci sont rangées dans un râtelier spécial, et sont rendues à leur pos­sesseur quand il part. Dans une maison amie, un visiteur retira son Wakizashi quand il s’assoit face à son hôte, le posant à côté de lui. Dans une maison où la situation est plus tendue, l’invité garde son arme la plus courte.
    En présence d’un Daimyo, seuls ses gardes personnels et ses fidèles les plus éprouvés ont le droit de garder leur Katana. Une des plus grandes marques de confiance qu’un Daimyo peut accorder est le droit de venir en sa présence en étant complètement armé.

Contempler les têtes-
Les Japonais ont un mot pour désigner les têtes fraîchement coupées: ils les appellent Nantakubi. Dans les batailles importantes, un samouraï peut couper la tête d’un ennemi célèbre. Il la plante sur son kozuken (un petit couteau qu’il garde dans le fourreau de son katana) et va la montrer à son général (de cette façon, il ne touche pas la tête directement et n’est donc pas souillé par le sang. Il n’aura pas besoin d’aller se purifier dans un sanctuaire shinto). Les têtes d’individus réellement célèbres sont conservées dans des boîtes spéciales. On les montre par la suite à leurs partisans ou à leurs proches pour les convaincre qu’ils sont bien morts.
Cette coutume impose aux samouraïs de prendre un soin tout particulier de leur tête avant une bataille. Ils parfument leurs cheveux avec de l’encens, noircissent leurs dents ou les brossent soigneusement pour s’assurer qu’elles seront blanches et pas jaunes. Beaucoup de jeunes samouraïs, craignant qu’après leur mort on ne con f onde leur tête avec celle d’une femme, se laissent pousser la moustache.
Comme le dit une chanson enfantine “Mon voisin Senmatsu était à la guerre d’Omi.
Un an passa et il ne revint pas. Deux ans passèrent et il ne revint pas. Trois ans passèrent et sa tête revint”.
Voyager-
  • Tous les japonais se déplacent à pied. Seuls les nobles et les samouraïs en mission officielle ont le droit de chevaucher sur les routes. Le palanquin est une autre solution, plus rapide et le voyageur est alors porté de relais en relais.
  • Lorsque passe le cortège d’un seigneur, les roturiers se prosternent dans la poussière. Leur tête doit toucher le sol. Les samouraïs doivent montrer la même déférence envers la suite d’un noble. En fait, même les chefs de clan les plus puissants sont encore d’un rang inférieur aux nobles impériaux et doivent s’agenouiller quand l’un d’eux se déplace (en revanche, les nobles sont souvent beaucoup plus pauvres que les seigneurs. Un noble peut parfaitement extorquer de l’argent à un seigneur en le menaçant de faire un voyage en même temps et au même endroit que lui. Cela obligera le seigneur à s’humilier fréquemment et le ralentira d’autant ...
  • Les voyageurs ont le droit de porter un wakizashi lorsqu’ils vont d’une ville à l’autre. En ville, ils doivent laisser leurs armes à l’auberge ou l’attacher de manière à ce qu’elle ne puisse être dégainée brusquement. Tous les voyageurs reçoivent un permis de voyage dans leur village ou quartier de départ. C’est une petite plaque en bois, qu’ils doivent montrer aux aubergistes et aux fonctionnaires aux frontières des provinces.
  • Seuls les soldats des armées impériales ou seigneuriales portent des armures. Toutes les grandes villes sont protégées par des murailles. Les portes sont fermées de nuit et ne seront ouvertes que si les gardes sont convaincus qu’il y a une urgence majeure (pour la ville, pas pour le voyageur).
  • Il est illégal de voyager de nuit sans lanterne allumée. Si vous courez ce risque, un garde peut parfaitement vous tuer en pensant avoir affaire à un criminel... Vous êtes mis en garde !!

Les lois et codifications somptuaires-
Les lois somptuaires des Tokugawa couvraient à peu près n’importe quel type de dépense. Les samouraïs n’avaient pas le droit de porter de soie violette sans la permission de leur seigneur. Les roturiers n’avaient pas droit du tout à la soie. Les palanquins ne pouvaient servir qu’aux nobles, aux seigneurs et à leurs parents, aux médecins, aux devins, aux prêtres, aux malades et aux personnes âgées. Si un samouraï se déplaçait en palanquin, son seigneur était considéré comme responsable. Même la somme d’argent qu’un homme pouvait donner en dot à sa fille ou dépenser lors du mariage de son fils était strictement codifiée à partir des revenus et de la classe sociale de la famille.
En pratique, les gens riches trouvaient toujours des moyens de dépenser leur argent sans attirer l’attention du gou­vernement. Un otokodate pouvait porter un kimono de coton vert, avec une fine bordure de soie rouge cerise. Aux époques difficiles, le gouvernement se servit des lois somptuaires pour diriger la colère du peuple sur les riches marchands et, en particulier, les prêteurs sur gages. Leurs richesses furent confisquées en punition de leur extravagance et les dettes qu’on leur devait furent annulées.

Le Ken-
Saviez vous que la mesure architecturale médiévale japonaise se nomme le Ken ou l’homme endormi, 1,92mètres. C’est ainsi que deux piliers voisins devaient être séparés d’au moins un Ken ainsi que la hauteur des lieux. C’était la mesure universelle. Les tatamis firent ainsi 1 Ken de long sur 1 demi Ken de large et la base architecturale, cubique.
 
 
Geishas et courtisanes-
Les jolies petites filles sont souvent vendues aux maisons de thé, où on leur apprend à devenir courtisanes (et serveuses). Une jeune fille douée et intelligente peut convaincre son em­ployeur de la laisser apprendre les compétences artistiques qui feront d’elle une geisha (littéralement: “personne-art”). Les maisons de thé se trouvent dans un quartier séparé de la ville. Les femmes ne sont pas autorisées à en sortir à moins d’avoir l’autorisation du propriétaire de leur contrat. Les samouraïs qui pénètrent dans ce quartier doivent laisser leurs épées aux gardes de l’entrée. Cette mesure est destinée à les empêcher de se battre pour une femme.
Certaines de ces filles Sont des paysannes vendues aux époques de famine, D’autres sont les enfants ou les jeunes épouses de joueurs pauvres qui les ont perdus aux dés. Parfois, une femme issue d’une famille de samouraï peut se vendre elle-même, afin de récupérer l’argent nécessaire pour sauver l’honneur de a famille. C’est considéré comme une action très honorable, généralement accomplie malgré les protestations des membres masculins de la famille.
Le contrat d’une enfant roturière rapporte 50 pièces d’argent au vendeur, celui d’une roturière adulte 80 pièces d’argent et celui d’une samouraï 200 pièces d’argent. Le contrat d’une courtisane expire lorsqu’elle atteint trente-cinq ans. Ceux des geishas sont valables vingt-cinq ans.
Le contrat d’une femme est parfois racheté par un de ses amants, ce qui lui permet de l’épouser. Il est très difficile d’économiser pour racheter son propre contrat. Fn effet, le propriétaire du contrat prélève 90% de ce que gagne la courtisane pour payer sa chambre, ses leçons et ses vêtements. Ce qui reste est essentiellement dépensé en parfum et bijoux.
Le contrat d’une courtisane roturière coûte 200 pièces d’argent, celui d’une geisha roturière 400 pièces d’argent et celui d’une geisha samouraï 500 pièces. Le contrat d’une courtisane ou d’une geisha à la mode peut coûter dix fois plus, en fonction de Sa réputation. C’est à peu près l’équivalent de la dot d’une fiancée.

 
 
Les Torii-
L’un des éléments architecturaux les plus caractéristiques des temples et palais japonais c’est le torii ou tori. Ce sont une sorte de portail monumental situé devant le temple ; planté parfois dans un lac ou jaillissant de la mer, il est toujours en bois, quelque fois peint en rouge ; il indique l’entrée de l’enceinte sacrée. Une aimable légende prétend que la déesse Amaterasu, irritée contre sa descendance et s’étant retirée dans une grotte pour y bouder tout à son aise, n'avait consenti à quitter son refuge et à rendre aux hommes l’éclat du soleil qu’à l’appel d’un coq obstiné à chanter du haut de son perchoir … qui fut le premier torii. Un autre élément décoratif de l’enceinte religieuse est une grosse corde de paille tressée, souvent ornée de pompons, eux aussi en paille, et qu’il convient de ne pas franchir si l’on n’a pas rempli certaines conditions, notamment de purification ou d’éviction des nombreux tabous qui frappent indifféremment hommes ou femmes – encore que les femmes soient plus fréquemment impures quel les hommes.

 
 

Katakuichi-
La vendetta légale. Elle ne peut être demandée qu'aux autorités du secteur et pour la mort d'un proche du demandeur. Le bien-fondé de la demande ne compte pour rien, seul le statut social du demandeur compte dans la balance. Mais une règle essentielle doit être observée, le vengeur doit être de statut social égal ou inférieur à celui pour qui il veut rendre justice (un seigneur ne pourra pas chercher à venger un de ses fidèles samouraï). Dès que le katakuichi a la bénédiction des autorités, le vengeur ne peut plus revenir chez lui sans la preuve de sa réussite. La permission doit être enregistrée dans la province où réside la personne visée. Mais attention ! Si le katakuichi est refusé, le vengeur ne pourra jamais mettre les pieds dans cette province dans ce seul but. Le vengeur devra déclarer tous ses faits et gestes ainsi que toutes informations pertinentes sur l'avancée du katakuichi. Au cas où cette dernière chose serait mal administrée ou pas administrée du tout, le vengeur pourrait être exposé à une accusation de meurtre, ce qui pourrait compliquer considérablement les choses ! (les vengeurs de la castes samouraï sont rarement inquiétés à ce sujet) Pour que le katakuichi soit valide, il faut absolument que se soit le vengeur lui-même qui tue la cible, même si la cible meurt d'un accident, le katakuichi est considéré comme raté. Toutes procédures d'héritage peuvent rester lettres mortes tant que le meurtrier d'une victime est encore en vie.


 
 
 

Seppuku-
Aussi appelé hara-kiri, le seppuku est le suicide rituel pratiqué par les samouraï. Ces derniers considéraient le seppuku comme un privilège de caste. Tandis que Hara-kiri est une forme de seppuku réservée aux petites gens suffisamment courageuses et de basses classes. Systématiquement, le samouraï doit demander l'autorisation à son seigneur pour le faire. De nombreuses raisons peuvent pousser un samouraï à cela. L'une d'elle, poignante, mais bien réelle, consistait à pratiquer le seppuku lorsque, ne pouvant déroger au devoir de loyauté envers son seigneur et ne pouvant se permettre de faire des remontrances à cause d'un comportement irresponsable de ce dernier, le samuraï se donnait la mort en signe de protestation, une forme de gage d'absolue loyauté et de don de soi ultime nommé Kanshi(évidemment, ici, l'autorisation n'est pas demandée). Lorsque ce type de seppuku était pratiqué par un fidèle et vieux samouraï du clan, cela avait des répercutions particulièrement efficaces chez le seigneur, mais quelque soit le personnage, le kanshi reste très bien vu. Le seppuku est donc un moyen honorable d'échapper à une perte d'honneur ou de crédibilité trop insoutenable face au giri (Devoir), il reste un bon moyen de sauver la face et de quitter ce monde avec un honneur restauré. Les conflits existentiels qui poussaient les samouraï au seppuku consistaient souvent en l'obligation de commettre une action amenant une honte insupportable, alors que ne pas la commettre serait déshonorant et un refus patent de soumission. Chercher à échapper à une mort déshonorante ou à la capture sur un champs de bataille peut prendre cette forme (dans ce cas, la cérémonie est des plus courte). Les samouraï coupables de méfaits étaient généralement conviés à se faire seppuku. Quant au Funshi, c'est un type de seppuku pratiqué par les samouraï qui ne peuvent assouvir leur besoin de vengeance du fait qu'ils ne peuvent atteindre physiquement leur ennemi. Ce dernier se fait en public. Suite au Funshi, lorsque la famille du samouraï fait une demande de Katakuichi contre cet adversaire, il est rare que la vendetta soit refusée par les autorités. Il existe aussi le Junshi, qui est un suicide que tous les samouraï de la maisonnée s'infligent lorsque leur grand seigneur meurt. Ils préfèrent suivre leur maître plutôt que de lui survivre. Les dames samouraï par contre pratiquaient le Jigaï, une variante du seppuku qui différait dans la forme de la cérémonie, puisqu'elles se nouaient les chevilles pour garder une posture élégante même dans la mort et se tranchaient la gorge par la suite au lieu du ventre. Alors que les hommes, après s'être recueillis, utilisaient une dague ou une épée courte et pratiquaient les trois incisions. Ces dernières commencent au niveau de l'estomac jusqu'au foie, vers le haut et enfin en diagonale vers le cœur. Un second tranchait la tête du samouraï pour éviter toute manifestation intempestive et déshonorante de douleur ...



 
 
Kirisutegomen-
Tuer et s'en aller ! Voilà succinctement exposée cette coutume qui était dévolue une fois encore au samouraï. Ce dernier avait le droit de tuer un heïmin ou un eta (intouchable) si ce dernier présentait un comportement inapproprié, une attitude incorrecte ou "commettait" une action que le samouraï estimait répréhensible (un air bourru par exemple). De fait, la chose reste très relative. Mais les lois du clan dominant où se trouve le samouraï peuvent l'en empêcher (rarissime) ou relativiser les choses en faisant juger l'heïmin ou l'eta fautif. Évidemment, toute personne à le droit de se défendre, ce qui veut dire que si jamais un samouraï, suite à un kirisutegomen se fait battre par un heïmin ou un eta, la honte sera difficilement supportable (s'il est encore vivant). Cela veut dire aussi que, même si l'heïmin ou l'eta se fait convoquer par les autorités locales pour enquête, il ne sera pas inquiété outre mesure parce que ce samouraï n'était finalement pas digne de porter son titre. Cependant, si un climat de révolte couve et si les samouraï estiment que c'est un affront fait à la caste des samouraï toute entière, il se peut qu'ils condamnent l'heïmin (généralement une condamnation à cette époque était presque toujours un arrêt de mort). Mais ils ne peuvent ignorer les règles du katakuichi n'acceptant comme vengeur que les personnes de rang inférieur ou égal au statut du mort. Et puis qui sait, l'heïmin est peut être plus fort que l'on croit !? Bref, les conséquences dépendent des forces en présence et de l'atmosphère sociale toute entière.


 
 
La cérémonie du thé - Cha no yu  
1) Rapide Historique. Dans le Budô-Shoshin-Shù  il est indiqué que le Samouraï doit savoir faire la cérémonie du thé. Cette cérémonie fut codifiée sous sa forme moderne au Xvème siècle par le Shogun Ashikaga-Yoshinasa, par contre le thé est utilisé par les japonais depuis le VIIIème siècle. Après avoir repoussé l'invasion mongole de 1281, elle devint une religion de l'art de la vie et fut le prétexte du culte de la pureté et du raffinement. La cérémonie s'effectue dans la "Chambre de Thé", endroit considéré comme étant une oasis dans le triste désert de l'existence (c'est beau comme définition, elle n'est pas de moi mais de Okakura Kakuzo).
2) La Chambre de Thé. Les japonais l'appelle le Sukiya ce qui signifie la Maison de la Fantaisie, quant il s'agit d'un pavillon fait à l'extérieur de la maison. Cette construction doit être entreprise par un expert en charpente spécialiste en Sukiya. Un tel lieu coûte 3 fois plus cher qu'un pavillon normal. Quant la Chambre de Thé est aménagée à l'intérieure de la demeure elle s'appelle Kako (traduction : enclos). Le Sukiya doit donner l'impression de la pauvreté raffinée (c'est un comble vu le prix), il est meublé par un Tokonoma (sorte de petit autel) où trône un bouquet, un vase ou une peinture. Cet unique objet d'ornement doit être changé à chaque fois que revient un invité, oublier ce détail ferai passer votre Samouraï pour un primitif indigne d'être fréquenté. La porte est très basse et oblige à s'incliner en entrant. Il ne doit jamais y avoir plus de 5 personnes dans le Sukiya. La Chambre de Thé est prolongée par une antichambre appelée mitsuya, où se trouvent les 24 instruments nécessaires à la cérémonie. Un portique (mashiaï) indique l'endroit où attendent les invités. Ces derniers doivent marcher sur le roji (allée) qui abouti au Sukiya.
3) Le cérémonie. Les invités attendent sous le portique, ils profitent de ce moment pour établir l'ordre d'entrée. Les Samouraïs déposeront leurs sabres sur le râtelier situé à l'extérieur, près de la porte. Après avoir franchi le seuil ils salueront le Tokonoma. Tout le monde s'assied et la cérémonie peut commencer. Une telle cérémonie est source de prestige pour celui qui l'organise, elle permet d'approcher des dignitaires qui pourront vous être utile au cours de vos aventures, l'investissement dans la construction d'un Sukiya donne un bonus de 20 % au joueur qui demande plus tard à l'un de ses invités une faveur ou un renseignement confidentiel pouvant se révéler important pour la suite de l'aventure. Si votre personnage est invité à une cérémonie et qu'il respecte le protocole, il bénéficiera d'un bonus de 10 %. Cette façon d'agir peut se révéler aussi efficace que le recourt à la corruption et est nettement moins dangereux. 
Un exemple de maison de thé en coupe transversale


 
Le théâtre-
Le japonais du moyen age est un grand amateur de spectacles, les marionnettes, les acrobates et les jongleurs attirent les foules. Le théâtre est aussi très apprécié, surtout le Nô, qui est fréquenté par les lettrés. le théâtre Kabuki est apparu en 1603, il est très populaire mais pas du tout du goût des Samouraïs. L'acteur occupe le rang le plus bas de la société japonaise. Un théâtre Nô est souvent construit dans la cour des temples, il a toujours les mêmes formes. La scène est surélevée d'environ un mètre et est constituée de deux parties distinctes; d'une part le plateau (butai) de forme carrée de 3 Ken de coté (1 ken = 1,92 m) prolongé au fond par un espace de 1 Ken sur 3, et d'autre part un pont (hashigakari). l'ensemble est couvert par un toit supporté par des piliers qui servent en plus de repère pour les acteurs. Trois pins sont plantés devant le pont dans le même but. Un acteur de Nô porte un masque qui limite beaucoup son champ de vision. Sous la scène se trouvent d'énormes jarres destinées à servir de caisses de résonance aux appels de pied. Les acteurs de Nô peuvent très d'excellents espions et souvent il peuvent fournir des renseignements intéressants aux aventuriers qui auront réussi à gagner leur confiance.

Les différents types de personnage d'une troupe de Nô sont :
- Le Shite (celui qui agit) est l'acteur principal, est un excellent mime et un très bon danseur. Très entouré il est difficile de l'approcher surtout si le personnage est de condition relativement modeste. 
  • Le Waki (celui du côté) est le deuxième acteur de la pièce, il est aussi très entouré mais il est un peut moins dur à rencontrer que le Shite.
  •  Le Tsure (suivant) a souvent un rôle modeste à tenir, ce qui le rend plus accessible.
  • Le Tomo (compagnon) est dans la même situation que le Tsure.
  • Le Kyôgen (acteur comique) intervient entre les scènes et pendant les changements de costumes. Il est souvent méprisé par le public, ce qui en fait un être aigrit et par conséquent il est l'acteur le plus facile à joindre. Il faut tout de même faire attention pour ne pas être vu en public avec lui, cela risquerait de nuire à l'image de marque de votre personnage, surtout si il est Samouraï.
  • Les musiciens sont au nombre de 3 ou 4 suivant la pièce. Il y a une flûte et des percussions, ils n'ont qu'un rôle d'accompagnement et sont des personnages discrets.
  • Les choristes sont 4, 8 ou 12 et sont dans la même situation que les musiciens.
  • Le Koken (surveillant) ne participe pas à la pièce. Il est seulement là pour veiller à ce que tout se passe bien (personnage très discret).
Le théâtre peut être un lieu de rencontres, le tableau qui suit peut agrémenter vos parties de Bushido.
TABLEAU DE RENCONTRE % RENCONTRE COMPORTEMENT
01-50 PERSONNE
51-60 COURTISANE Vous fournir des renseignements utiles
61-70 SAMOURAÏ  Vous fournir des renseignements utiles
71-75 MOINE Vous fournir des renseignements utiles
76-80 MARCHAND  Vous fournir des renseignements utiles
81-85 DIGNITAIRE Vous fournir des renseignements utiles
86-89 VOLEUR Laissé au souhait du Mj
90-92 COURTISANE essaie de vous séduire pour rester avec vous
93-94 SAMOURAÏ  Vous fourni des renseignements faux
95-96 COURTISANE essaie de vous compromettre
97-98 SAMOURAÏ  Rônin qui vous cherche des poux
99-00 DIGNITAIRE Vous fourni des renseignements faux
Article Tiré du Fanzine Méluzine n°15, avec l'aimable autorisation de Dominique Laporte.
 
 
 
Passage de frontière-
les heïmin et toutes les castes qui leur sont inférieures doivent posséder une autorisation du daïmyo en personne pour sortir de leur province. Car comme dans notre moyen âge, les serfs comme les heïmin ne sont pas autorisés à partir. Ils sont propriété du maître des lieux. Et comme telle, ils ne doivent rien faire de moins que sa volonté. Les routes étaient souvent bloquées par des barrages de samouraï inférieurs très nombreux. Ils contrôlent tous les passants et n'accorderont pas d'autorisation de passage à qui n'est pas capable de justifier sa venue par un laissez-passer. Ces barrages de police étaient si nombreux que parfois -et s'en était ridicule- il est déjà arrivé que sur sept kilomètres de distance 200 postes de contrôle soient présents. Fort heureusement un tel déploiement de force n'est pas chose courante.


 
La fabrication de sabres-
Il y a à peu près une demi douzaine de personnes impliquées dans la construction d'un sabre. Le forgeron s'occupe de la lame. Il commence avec un acier traditionnel appelé Tamahagane et plie et replie le volume d'acier au marteau un certain nombre de fois. Puis il fabrique deux objets d'une part le shinganae, un volume d'acier creux et d'autre part le Kawagane ou acier plein. Kawagane est plié maintes et maintes fois et fini par être dur et ductile. Dans les assemblages simples, une pièce Kawagane est pliée autour d'une pièce shinganae. Ainsi le shinganae permet à la lame de plier au lieu de casser à l'impact et le Kawagane quant à lui permet d'avoir un tranchant fabuleux. Des méthodes plus compliquées peuvent produire des épées faites avec 5 pièces d'acier différentes toutes forgées différemment. Le procédé de pliage est suivi attentivement de très près pour contrôler l'uniformité et la teneur de l'acier en carbone. Un forgeron accomplie peut dire à l'œil et au dixième de pourcentage près la teneur en carbone de l'acier. Lorsque la lame du sabre est pliée convenablement, qu'elle est de longueur adéquate et qu'elle possède une courbe qui siée au forgeron, ce dernier dégrossit les défauts à l'aide d'une pierre polie et peaufine les détails. Puis vient le moment du polissage. Celui qui polie utilise successivement différentes pierres pour finir la lame. C'est lui qui est responsable du tranchant, mais ce n'est qu'une partie de son vrai labeur qui consiste à faire ressortir la beauté de ce qu'a produit le forgeron. Bien polie, la complexité de l'assemblage est alors révélé. Autrement, la lame est gâchée. Puis vient le tour du menuisier qui fabrique le saya (fourreau). Chaque saya est traditionnellement sculpté dans l'arbre nommé Ho. Il doit parfaitement épouser les formes de la lame. Par conséquent chaque saya est unique. Le bijoutier lui, fabrique le habaki, qui est ce petit morceau de métal situé entre le sabre et le fourreau et qui empêche la lame de tomber du saya. L'ouvrage est finit par différents artisans. Ils s'occupent de faire la Tsuba (garde main), la Tsuka (poignée) et le Menuki (l'ornementation). Combien peut-il y avoir de couches dans un sabre ? Des pliages et repliages successifs, il en résulte un nombre de couches qui dépends strictement du forgeron lui-même. Shinganae est généralement plié10 fois, il en résulte 1000 couches différentes. Kawagane est plié de 12 à 16 fois, c'est selon le type d'acier et le forgeron, ce qui produit un nombre de couches allant de 4000 à 65000 !!
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Le mariage-

ACTE I : C’est un entremetteur qui se charge des premières démarches en vue d’une union légitime : il parle au jeune homme et à ses parents d’une jeune fille dont il connaît la famille et qui serait susceptible de convenir, comme épouse principale ou secondaire, au futur chef de famille qui n’a que très rarement son mot à dire en la circonstance. Il arrive parfois, mais très rarement, que le fiancé en puissance ait pu apercevoir une silhouette, ou plutôt un kimono aux couleurs tendres pour lequel son cœur a battu un peu plus vite. Avec ou sans intermédiaire, le premier acte du jeu amoureux est épistolaire : le prétendant adresse à la jeune fille une lettre soigneusement calligraphiée où il exprime, le plus souvent en termes très conventionnels – comment faire autrement quand on ignore à qui on s’adresse – les sentiments qui l’agitent. Cette première missive doit obligatoirement être suivie, dans des délais très courts, d’une réponse de la belle. Le jeune homme et sa famille se livrent alors à de délicates analyses graphologiques. Il s’agit de voir, dans la transparence des caractères tracés au pinceau, à qui l’on a affaire. Il faut croire que les graphologues amateurs et familiaux s’attachaient plus à l’art calligraphique qu’à la psychologie dévoilée par le trait, car il arrivait souvent que le scripteur le plus habile de la famille (souvent le grand père) « prenne la plume » en lieu et place de la timide fiancée, moins experte dans l’art de manier le pinceau.
Si le jugement épistolaire est défavorable, les ponts sont coupés de suite, sans amertume de part et d’autre ; s’il est favorable, le jeune homme va passer au second acte.
ACTE II : le plus tôt possible le jeune homme va se rendre à la dérobée chez l’élue de son cœur . Cette visite n’aura d’ailleurs qu’un caractère clandestin tout relatif. La maison japonaise est ouverte, sonore ; la chambre de la jeune fille n’est qu’à peine isolée des chambres voisines par des écrans (soji) qui balancent au vent de la nuit et, de toute façon, la famille est au courant. Pendant cette première nuit, les jeunes étourneaux ne devront guère dormir (expérience prénuptiale très originale, puisque je parle ici de coutumes datant de l’an mille environ), ils deviseront sur le mode romantique et mélancolique et l’aube arrachera quelques sanglots de pure convention à l’heureux garçon qui devra avoir quitté la maison « dans le plus grand secret » (là je ris toujours !). De retour chez lui, avant même de prendre le moindre repos, il lui faudra rédiger « la lettre du matin suivant ». Il n’aura guère d’efforts imaginatifs à faire, la tradition exigeant qu’il soit question de chagrin, d’impatience, d’ennui,  des longues heures qui doivent encore s’écouler avant la prochaine nuit … Un court poème peu original complétera le message, on y comparera la taille de la jeune fille à la branche flexible d’un saule, son teint à la fleur printanière du cerisier, son regard à la transparence d’un lac de montagne. L’essentiel est de vite remettre la lettre. Le messager était souvent copieusement reçu par la famille de la jeune fille, abreuvé et comblé de présents. Souvent les amis se disputaient l’honneur de servir de messager. Avant de partir, il recevra un lettre de la jeune fille pur l’heureux élu.
ACTE III : le second soir, même visite aussi peu secrète. On tâche de varier un peu les termes de la deuxième lettre cette fois. Puis vient la troisième nuit nommée « proclamation de l’événement ». Les jeunes gens vont trouver dans la chambre de la jeune fille deux gâteaux de riz confectionnés par la mère de la future mariée. S’ils les acceptent et les mangent, alors le mariage est considéré comme accompli dans le domaine religieux (qui est le seul de l’époque). Puis le chef de famille adresse aux époux une lettre de félicitation. Le jeune homme est désormais de la famille et peut rester dans la demeure de la famille de la jeune fille tandis que l’on prépare le banquet qui aura lieu le soir même. A ce banquet assisteront les amis du jeune homme, mais pas ses parents ( !), il fera alors connaissance avec les parents de son épouse qu’il ne connaissait pas encore…



Le rôle et l’art du costume-
Si les paysans de l’ancien Japon portaient un costume extrêmement simple et, comme nous dirions, fonctionnel, il n’en était pas de même des nobles et des gens de cour dont une étiquette fort rigoureuse réglementait la garde robe, celle-ci constituait en quelque sorte une carte d’identité précise qui permettait, d’un coup d’œil, de déterminer a rang, parfois même la fonction du noble seigneur ou de l’imposant guerrier qui l’arborait. Les paysans étaient presque uniformément vêtus de bleu, de violet ou de rouge, teintes extraites économiquement de diverses graines ou racines de plantes fort communes. Sur un pantalon de toile ajusté à hauteur du mollet afin qu’il ne gêne pas la marche ou les travaux dans la rizière, ils portaient une blouse parfois recouverte d’une veste ou, en hiver d’une vaste cape de paille. De paille également étaient faites les bottes que chaussaient les habitants des régions aux hivers enneigés. Sur la tête, les gens du peule portaient une sorte de bonnet de couleur noire. La plupart du temps ils allaient nu-pieds ou, si la route était longue, ils disposaient de sandales de paille retenues par une lien passé autour de gros orteil. Les socques de bois que nous connaissons par les photos ou le cinéma n’étaient utilisés que lorsque la pluie transformait les routes et les rues en bourbiers ; il convenait alors de surélever la chaussure par ces deux plaquettes transversales qui nous paraissent barbares mais sur lesquelles, avec un peu d’entraînement on parvient à marcher. Les paysannes portaient quant à elles un costume qui n’a que très peu changé si on le compare au costume japonais traditionnel d’aujourd’hui : un kimono dont les pans sont croisés et retenus à la taille par une ceinture ; parfois quand il y avait lieu de protéger le kimono, on enfilait une sort de jupe que l’on fixait à la ceinture. Pour travailler aux champs, homme et femmes, lorsque le soleil était ardent, réduisaient au maximum leur costume et travaillaient torse nu. Par contre dans une société aussi sévèrement hiérarchisée, les costume des nobles ou des fonctionnaires témoignaient d’une recherche et d’un raffinement autrement complexes. D’une manière générale, s’il était courant qu’un riche citadin confiât à son costume le soin de suggérer son rang à la cou ou le degré de ses richesses, c’était toujours. Avec un goût très sûr et un sens de l’esthétique bien propre à cette nation dont les plus grands peintres ne répugnèrent jamais à tracer de quelques coups de pinceaux le vol d’un oiseau ou les branches tourmentées d’un pin sur le kimono de soie fine d’un dignitaire de la cour. Voici par exemple ce que fut le costume d’un dignitaire japonais du XIIème siècle – un édit datant de 1212 fut tout spécialement promulgué pour définir en détail les normes de ces tenues de cérémonie. Sur un, ou plusieurs pantalons très larges, les hommes enfilaient de nombreuses robes de dessous, à manches courtes, et de dessus, à manches longues ; cela dépendait du rang et de la saison : l’hiver, le nombre des robes était plus nombreux et celles-ci plus soigneusement doublées, voire ouatinées. En été, on diminuait le nombre de le poids de ces volumineuses parures qui les jours de cérémonie, devaient obligatoirement comporter une traîne blanche, parfois doublée de soie colorée. Dans la maison ou la palais, pour ne pas endommager les tatamis, l’homme quittait ses chaussures, sortes de socques fermés semblables à des sabots et doublés de ouatine, il tirait un peu sur les pantalons et glissait ses pieds à l’intérieur afin de ne pas les mettre en contact avec le sol : le bas du pantalon servait alors de pantoufles d’intérieur.
Les robes-
Il n’en allait pas de même des robes : soigneusement définies en fonction de l’appartenance à l’un ou l’autre des dix rangs de noblesse. Seuls les membres des cinq premiers rangs appartenant à la noblesse dite de cour, avait couramment accès à la salle d’audience impériale et voyaient leurs enfants admis à l’université. L’un des personnages des romans de cette époque se lamente fréquemment sur la couleur verte de sa robe qui est celle du 6ème rang auquel il appartient. Notons en passant que les détails les plus insolites ; en dehors de la tenue vestimentaire, étaient régis par une étiquette impitoyable et parfois indiscrète. A la hauteur du portail de sa demeure et au style du carrosse que possède un seigneur on peut connaître son rang, de même qu’il suffit de jeter un coup d’œil appuyé sur son éventail pour compte les plis de cet important accessoire et en savoir long sur son propriétaire. 25 plis le classent dans les trois premiers rang, 23 le relèguent au 4ème et douez le précipitent vers l’humiliation des 6 dernier rangs. Définie au départ par la naissance, cette hiérarchie s’assouplira par la suite et il sera possible de gravir un échelon ou deux vers les rangs supérieurs pour services rendus à l’empereur.
Le chapeau-
C’est l’accessoire que les hauts dignitaires ne quittaient presque jamais il renseigne sur le rang de celui qui le porte : c’est la chapeau de soie laquée ou kammuri. Enserrant le front, il se compose d’une calotte assez étroite munie à l’arrière d’un sorte de tube à l’intérieur duquel on enferme la touffe de cheveux du dessus de la tête. Deux queues plates, souvent tressées en crins de cheval, sont fixés à l’arrière de la calotte. Dans certains cas on les laisse pendre dans le dos, parfois elles sont fixées au tube vertical. Il était fort inconvenant qu’un noble japonais fut aperçu sans son kammuri. Il lui arrivait de la conserver pour dormir, le petit oreiller de bois permettant de maintenir en équilibre ce délicat échafaudage. Là encore, c’est la couleur qui détermine le rang, et vice versa ; en partant du sommet de la hiérarchie on passait du violet foncé et clair au vert foncé et clair, puis au raisin foncé et clair pour arriver au noir tout au bas de l’échelle.
Les nobles n’avaient grand chose d’autre à faire que leur toilette pour laquelle ils pouvaient passer des heures entières chaque jour.
 
 
 
Le repas du guerrier-
Les guerrier faisaient partie d’une classe sociale pauvre. Ils ne percevaient bien souvent leur salaire que sous la forme de sacs de riz (1 koku = 1 boisseau = 12,5 litres). Le problème était de savoir comment le cuisiner pour ne point le consommer cru. L’une des recettes consistait à mettre les grains de riz dans un linge soigneusement noué, à faire tremper le dit paquet dans une ruisseau, puis à l’enterrer sous quelques centimètres de terre ;après quoi on allumait un grand feu au-dessus de ce four improvisé. Il s’agissait ensuite de déterminer approximativement le temps de cuisson, de déterrer le tout … pour bien souvent découvrir une pâtée carbonisée ou une galette trop dure pour être consommée. Quand le temps manquait pour tout ces préparatifs, il arrivait aux guerriers de croquer leur riz simplement ramolli dans l’eau pure. Fort heureusement, il fut vite admis que ces défenseurs de l’ordre et/ou des biens de leur seigneur et employeur auraient la permission de transgresser la loi bouddhique interdisant la consommation des aliments carnés.


Article provenant du site gctm.free.fr

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