Senpai et kohai, un mode de transmission (Rediffusion) 30/3/16




Rediffusion des articles les plus populaires, durant les vacances 2016
(première parution 27:08:2011)



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Tant que vous ne pouvez aller au-delà de la montagne, il vous est impossible d'atteindre le chemin. Wei-Kuan.

On peut enseigner la surface pour de l'argent, mais on ne peut transmettre le subtil qu'avec le coeur. Henry Plée (Chroniques Martiales).

Je commence à savoir peindre. Renoir (à la fin de sa vie).

Un type qui pense qu'il est arrivé, c'est qu'il n'allait pas loin. Jean Carmet.

Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C'est une activité où l'on voit tout de suite le résultat. Albert Einstein.

Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles. Oscar Wilde.

 

 

Senpai et kohai, un mode de transmission

 
La relation entre le senpai (élève avancé, ancien, senior) et le kohai (jeune élève, junior) est traditionnelle dans la culture japonaise. En revanche, en occident, elle peut être mal comprise ou déformée.
Il s'agit en effet d'une relation verticale, le dojo n'étant pas une démocratie, mais cette hiérarchie n'est pas fondée sur un rapport de force (comme dans un groupe de mamifères supérieurs) mais sur un mode de transmission du savoir.
 
Maître Henry Plée l'explique dans les Chroniques Martiales :
"Les dan sont des grades de perfectionnement, tandis que les kyu sont considérés comme des grades d'étude ou d'étudiant. Pour cette raison, au Japon, dans le système dan-kyu, les pratiquants se désignent souvent entre eux, lorsqu'ils veulent être courtois : "ko-hai" ("junior" pour les kyu) et "sen-pai" ("senior" pour les dan). Mais le système des kohai et senpai est plus complexe. Traditionnellement le kohai appellera toute sa vie "Senpai" le senior ayant commencé la pratique avant lui, même (et surtout) si le "junior" en question arrive à un haut dan, alors que le senior stagne à un dan inférieur. Par cette forme de courtoisie, très extrême-orientale et dans le cadre du respect (et du culte) des ancêtres, le junior remercie le senior de lui avoir permis de progresser en le précédant : "Sans les seniors du passé, mon art martial aurait disparu, sans mes partenaires seniors, je n'aurais pu arriver à mon dan, je leur dois respect et infinie reconnaissance"."
 
Le senpai est donc un passeur, un maillon dans la chaîne de transmission. Peu importe l'évolution de leurs niveaux respectifs, le senpai restera à jamais pour le kohai celui qui a contribué à son enseignement, même indirectement par sa seule implication dans la vie du dojo. Cela exclut tout comportement dicté par l'ego, de type dominant dominé, comme on peut en voir dans les groupes de mamifères,... et dans les dojos qui ont abandonné ces valeurs traditionnelles.
 
Maître Funakoshi Gishin, dans "Karate-do ma Voie, ma Vie", met en garde :
"Certains débutants deviendront de meilleurs karateka que leur professeur. Or j'entends les enseignants qualifier trop fréquemment les pratiquants de Oshiego, élève, de Montei, partisan, de Deshi, disciple, ou encore de Kohai, jeune. Je pense qu'il conviendrait d'éviter un tel vocabulaire qui sera désuet le jour où l'élève aura dépassé le maître. L'enseignant risque de tomber dans l'orgueil et d'oublier que le jeune homme auquel il s'adresse avec arrogance non seulement le rattrapera mais le dépassera dans l'art du karate ou dans d'autres domaines de l'existence".

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